Je n’ai pas publié depuis longtemps car je pense que, comme tout le monde, j’étais un peu sous le choc de ce qui était en train de se passer. Cette courbe de malade qui augmente sans cesse. L’annonce du confinement…

Les articles que j’avais préparés étaient trop en décalage avec la réalité pour que je puisse publier quoique ce soit. Alors, j’ai tout annulé. Et, j’ai attendu. Attendu d’être prête ? Attendu de savoir quoi dire ? Je sais pas trop. En tout cas, j’ai attendu !

Et donc me re-voici ! Tadaam !

Le confinement

Pour être honnête, je me suis faite assez rapidement au confinement. Une fois passés les premiers moments d’incompréhension. Une fois les weekends annulés, les demandes de remboursement faites. Les regrets de ne pas pouvoir voir les gens qu’on aime. Je me suis organisée une petite vie indoor. Nouvelle organisation, nouvelle routine. Et, au final c’était assez « facile ». Tellement, que ressortir est tout autant un choc que devoir rester à l’intérieur.

Il est aussi important de s’arrêter quelques instants et d’apprécier la chance que j’ai. Mon appartement est salubre, bien orienté, au dernier étage avec un balcon confortable. Nous sommes deux. Je mange à ma faim et je peux même faire du sport. Je suis en bonne santé et mes proches aussi (pourvu que ça dure !). Tout le monde n’a malheureusement pas cette chance.

Alors, je n’ai pas forcément fait de choses extraordinaires. J’ai tenu un journal de bord pendant seulement … trois petits jours . Oupsss. Je n’ai pas lu de livre (du moins, pas en entier), appris une nouvelle langue, la couture ou encore découvert une nouvelle passion. Je n’ai même pas écris d’article de blog pour m’avancer. Mais, j’ai réussi à m’occuper de moi, de mon intérieur, de ma relation, de mon quotidien. Et c’était cool.

Résumé de ces 56 jours de confinement

Le carnet de confinement n’a pas été un succès mais j’ai quand même réussi le challenge d’une photo et/ou vidéo par jour. Ça nous fera un souvenir. Si tant est qu’on ait besoin de ça pour se rappeler de cette période inédite.

Déconfinement

Nous sommes « déconfinés » depuis lundi. Depuis 4 petits jours. La rupture n’est pas nette avec le confinement. Je fais toujours du télétravail. J’ai pris un taxi pour aller chez le médecin. Bizarrement, je ne me sentais pas de prendre le métro.

J’ai ma première soirée ce weekend. Je vais… revoir… des gens… c’est étonnant ! Nous avons également prévu une balade. Une longue balade demain. Les parcs sont encore fermés (#teamzonerouge) mais au moins, nous avons la Seine.

Et la suite ?

Le confinement n’a pas créé en moi une rupture franche et totale. J’avais déjà largement amorcé ce travail ! Il m’a conforté dans mon idée de durabilité, d’une vie plus saine et plus recentrée sur l’essentiel. La consommation à outrance ne m’a pas du tout manqué. J’ai vu les extrêmes se développer rapidement : d’un côté, des chaines de solidarités et d’entraides extraordinaires; de l’autre, des comportements anti-environnements et des queues de trois heures pour manger macdo. J’espère que les premiers comportements sont plus nombreux que les deuxièmes. J’espère vraiment.

Ce confinement a tout de même accéléré certaines choses. Il a eu son lot de surprise et de défi. Il y aura clairement un avant et un après (je vous réserve cette histoire pour plus tard car, elle est totalement folle !).

Je retiens toutefois deux choses :

  • la première, c’est le traitement du sujet par les médias. Paradoxalement, j’ai l’impression que plus nous avons accès à l’information, moins nous avons d’informations de qualités. S’y retrouver est assez compliqué. Je ne regarde quasi pas la télé, à part une émission de médias dont je suis fan. Et pourtant, même eux m’ont quelque peu déçu par le traitement de toute cette affaire. Une seule chose à faire alors. Lire, apprendre et développer son sens critique. Ce n’est pas facile, je le conçois. Et ça demande du temps. Pourtant, c’est juste l’essentiel !
  • la deuxième chose, c’était ma difficulté à continuer d’avoir une vie durable au quotidien. Faire les courses étaient compliquées. Suivre et tracer l’origine des produits. Hésiter sans cesse entre facilité, bio, local, etc. Je n’ai pas été parfaite pendant ces deux mois. J’ai fait au mieux. Et ça m’a donné encore plus envie de faciliter les choses et de sensibiliser le maximum de gens autour de moi (vous êtes prévenus!).

Et en bonus, je retiens aussi que j’ai très envie d’aller au restaurant ! de ne pas cuisiner, de ne pas préparer, de ne pas anticiper. J’ai juste envie de me faire servir !!! On croise les doigts pour une réouverture en juin!

Portez-vous bien mes petits ballons. Je vous embrasse… de loin !

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