Il y a des mots qui ont un plus fort impact que d’autres. Essayez de prononcer « écologie » et « féminisme » dans la même conversation et le regard de votre interlocuteur va changer. Il va rire. Dire que vous êtes « relou« . Rire à nouveau. Vous demandez si vous êtes une hippie.

Ça, c’est dans le meilleur des cas. Parce que dans le pire, il va vous envoyer à la figure tout ce que vous ne faites pas d’écolo dans votre vie pour prouver que vous ne pouvez pas utiliser ce mot.

Et oui, être écolo, comme féministe, ce n’est pas facile à vivre tous les jours.

Des clichés qui ont la peau dure

Je suis écolo by La fille aux Ballons
Dans les années 60-70, l’écolo c’était elle – photo by Free Stocks

Le mouvement hippie est apparu dans les années 60 aux Etats-Unis avant de se répandre dans le reste du monde. Ces personnes étaient marginalisées car elles ne se reconnaissaient pas dans les valeurs de la société d’après-guerre. Elles rejetaient donc le mode de vie et de consommation de leurs parents. Elles prônaient une vie basée sur la paix, l’amour, la fraternité, l’égalité et l’écologie. Leurs pensées se sont diffusées à travers les pays sans réel lien : chaque communauté avait sa libre organisation et ses spécificités.

Mine de rien, ils ont fortement influencé notre société moderne. Par la musique, le cinéma ou la création de mouvements forts comme mai 68 en France.

 Je suis écolo by La fille aux Ballons
photo de Frederic Paulussen

En marge de ce mouvement baba-cool, ce sont créées des associations activistes à actions directes et concrètes comme Greenpeace. Avec les mêmes idéologies, ils se sont surtout faits connaitre aux travers de leurs missions commandos, sur les océans ou dans les centrales nucléaires.

Leurs protestations « coup de poing » ont été plutôt fructueuses puisqu’ils ont été à l’origine, entre autres, d’une commission moratoire sur la chasse commerciale des baleines, de la signature du traité de l’Antarctique interdisant l’exploitation minière et de la signature du Protocole de Kyoto.

Avec un engagement différent, ils ont également fortement influencé notre société.

Voici, très rapidement et , caricaturées les deux versions de l’écolo dans l’inconscient collectif. Aujourd’hui, les écolos ce sont :

Nous sommes jeunes ou pas, engagés ou pas, politisés ou pas.

Dans tous les cas, nous sommes nombreux et nous avons une forte envie d’agir quel que soit le niveau d’engagement.

Mais de quoi parle-t-on en vrai ?

En vrai, nous sommes assaillis de concepts et d’idées et il est assez compliqué de s’y retrouver. Voici un petit point vocabulaire pour s’y retrouver:

Ces grands mots sont bien compliqués, je le conçois. Et, il y aurait bien d’autres définitions à fournir. Je vais donc essayer, chaque vendredi, de rendre tout ça concret et de vous donner quelques idées.

Et où va-t-on ?

Très honnêtement, je n’en sais rien. Nous en reparlerons ensemble au fur et à mesure des semaines. Ce que je souhaiterai c’est me diriger vers une société plus simple (sobriété, efficacité), plus humaine (plus de partage, plus d’empathie), plus locale (sans se couper du monde), plus stimulante (sans oublier de vivre de grandes aventures). Je ne suis pas plus intelligente qu’une autre donc si je peux l’imaginer, nous pouvons tous le faire.

Soyez vous-mêmes, soyez fiers de porter vos valeurs !

5 thoughts to “Au secours, je suis écolo

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