Cessez d’être gentil, soyez vrai ! Tout un programme pour cette nouvelle fiche de lecture (vous pouvez retrouver la première ici), celle du livre « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! – être avec les autres en restant soi-même. »

Ce livre m’a été prêté il y a longtemps et, il traînait, depuis, dans mon appartement. De la table de nuit … à la table basse … à la table de l’entrée … à l’étagère. Toujours bien en vue pour me rappeler de le rendre un jour. Jamais ouvert alors que j’avais très envie de le lire. Et, en ce dimanche matin de changement d’heure, je me suis calée bien confortablement dans mon lit et, c’était parti. Je l’ai lu quasiment d’une traite.

Précisions: il s’agit ici du résumé d’un livre qui m’a plu. Je vous en livre le contenu tel quel en toute neutralité. Je ne connais pas et je n’ai pas de contact avec l’auteur. Mes pensées ou avis personnels sont clairement indiqués en italique. A noter également que le résumé ne me permet pas de citer tous les exemples de l’auteur qui sont pourtant très intéressants pour rendre concrets ses propos. Je vous conseille donc de le lire 🙂

« Ce livre parle à celles et ceux qui sont fatigués du jeu de dupe des relations programmées, fatigués de prendre leurs automatismes pour de la spontanéité, fatigués de se suradapter sans cesse en négligeant leurs trésors les plus chers, soit leur sensibilité et leur vitalité, leur intuition et leur clairvoyance, leur force intérieure comme leur fragilité, leur fantaisie comme leur idéal, leur imagination et leur élan de vie, et qui veulent apprendre à rentrer à la maison, dans le meilleur d’eux-mêmes  » Thomas d’Ansembourg

Préface de Guy Corneau

« Nous sommes habitués à évaluer les autres, à les juger et à les étiqueter sans leur révéler quels sont nos propres sentiments, sans oser nous dire. » Guy Corneau

« … il n’y a pas d’intimité avec autrui sans intimité avec soi et pas d’intimité avec soi sans intimité avec autrui. » Guy Corneau

Introduction

Pour pouvoir être bien avec les autres, il faut tout d’abord être bien avec soi-même. Il est notamment nécessaire de prendre conscience du fait que nous avons des besoins propres (en tant qu’être humain mais aussi en tant qu’être humain unique). En les ignorant, on se fait violence et donc, on fait violence aux autres. Accepter le fait d’avoir des besoins, c’est:

  • les connaitre,
  • les prioriser,
  • s’en occuper soi-même en évitant de rejeter la faute sur les autres,
  • se recentrer sur soi,
  • (et finalement) s’ouvrir pleinement aux autres.

Ces éléments constituent la base de la CNV (Communication Non Violente) de Marshall Rosenberg. L’auteur préfère ici parler de la Communication Consciente et Non Violente (CCNV). A noter que la violence non physique peut prendre plusieurs formes (psychologique, morale, hiérarchique et institutionnelle) et peut être toute aussi, voire plus, dangereuse que la violence physique car elle ne se voit pas, qu’elle n’est pas nommée et qu’elle est passée dans la vie courante presque normalement.

Cette méthode de CCNV permet de soulever les enjeux de la communication et de prendre conscience de ce qu’il se passe en nous lors d’un événement soudain ou d’une conversation anodine. Notre réaction passe quatre étapes extrêmement importantes que nous devons analyser et comprendre:

  1. l’Observation,
  2. la création d’un Sentiment,
  3. la génération d’un Besoin,
  4. la formulation d’une Demande.

A l’ère de l’informatique, nous communiquons de plus en plus mais … de plus en plus mal.

« Même si, par nos moyens actuels, nous échangeons beaucoup d’information, nous sommes comme handicapés de l’expression et de l’écoute vraies » Thomas d’Ansembourg

Chapitre 1: pourquoi nous sommes coupés de nous-mêmes, de nos sentiments ou de nos besoins

Nous apprenons beaucoup de mots au cours de notre vie. Nous avons appris à être poli et à ne pas déranger l’autre. Et pourtant, nous n’avons appris ni le vocabulaire du moi-intérieur ni à poser des mots sur nos émotions avec toutes les nuances possibles.

« Un jour, cette coupure se paie ! Timidité, dépression, doutes, hésitations à prendre une décision, incapacité de faire des choix, difficulté à s’engager, perte du goût de vivre. » Thomas d’Ansembourg

  1. l’espace mental (celui que nous musclons depuis notre plus tendre enfance) – l’observation:
    • le jugement (les étiquettes, les catégories): regardons-nous vraiment l’autre avec le cœur ?
    • les préjugés (les à priori, croyances toutes faites et automatismes): la généralisation,
    • le système binaire (la dualité, le manque de nuances): noir ou blanc ? positif ou négatif ?
    • le langage déresponsabilisant: report de la responsabilité de ce qui nous arrive sur les autres (le monde d’aujourd’hui, les autres, le vent, le froid, le chef, etc.), ce qui ressort dans notre langage avec le fameux « tu qui tue » de Jacques Salomé.
  2. les sentiments: nous sommes coupés de nos sentiments et de nos émotions que nous n’avons jamais appris à ressentir, à analyser et à connaitre. Connaitre les sentiments et reconnaître les besoins est fondamentale pour pouvoir travailler sur soi. Cela nous permet de ne pas rester concentrés sur le manque en se plaignant et en rejetant la faute sur l’autre.
  3. les besoins. « si nous sommes déjà largement coupés de nos sentiments, nous le sommes presque tout à fait de nos besoins. » L’auteur nous parle ici de nos besoins de base bien sûr (identité, respect, compréhension, responsabilité, liberté, entraide, etc.) pas d’une envie du moment, d’une pulsion passagère ou d’un caprice. La coupure par rapport à ses besoins a des conséquences comme:
    • difficulté à faire des choix (dans la vie personnelle),
    • accro au regard des autres: écouter les besoins des autres plutôt que les siens,
    • rejet sur les autres: critique, insulte, reproche,
    • autorité,
    • abandon, rejet de soi-même.
  4. la demande: en formulant une demande concrète, on sort de l’inaction. On prend notre pleine responsabilité dans la gestion de notre besoin.

« Nos malentendus sont des mal-écoutés qui résultent eux-mêmes des mal-exprimés, de mal-dits et de non-dits. » Thomas d’Ansembourg

Chapitre 2: prendre conscience de ce que nous vivons vraiment

La prise de conscience doit s’opérer à chacun des stades de nos réactions. Pour mémoire: observation / sentiments / besoin / demande.

S’épuiser pour bien faire

Prendre soin de soi n’est pas incompatible avec prendre soin des autres:

  • différencier prendre soin et prendre en charge,
  • prendre soin durablement nécessite d’en retirer un certain plaisir (une satisfaction personnelle) par opposition à faire quelque chose parce qu’il le faut ou qu’on nous l’a demandé.
1 – Observation: observer sans juger ni interpréter
  • distinguer narration des faits et interprétation,
  • éviter la « mise sous cloche » (juger fige l’autre – l’idée fixe est une pure invention de l’Homme car, dans la Nature, tout est mouvement … même les montagnes),
  • éviter la comparaison (qui entraîne forcément le jugement).

« notre décodage des faits prend la couleur des peurs, des espoirs, des projections qui nous habitent. Nous ne sommes donc pas en relation avec la réalité, c’est-à-dire avec la vérité du fait, mais avec nos préoccupations, notre interprétation, avec le cinéma plus ou moins fictif que nous nous faisons à propos de cette réalité – et nous pouvons bâtir toute notre vie là-dessus, toutes nos attitudes, toutes nos réflexions, sur une lecture subjective de la réalité; et cela sans comprendre dans quelle misère de quiproquos et de malentendus cette attitude peut nous entraîner » Thomas d’Ansembourg

2 – Sentiments: sentir sans juger ni interpréter
  • ne pas annihiler ce que l’on ressent,
  • ne pas confondre les sentiments vrais des sentiments interprétés (par exemple: je me sens trahi, abandonné, rejeté) car ils accusent l’autre. Ce dernier ne va plus nous écouter mais préparer sa défense et … sa contre-attaque:
    • ne pas se positionner en victime en s’enfermant dans la plainte et en refusant de voir sa propre responsabilité (déconnexion de ses propres besoins),
    • ne pas rejeter la faute pour ne pas prendre le risque de l’incompréhension, du rejet et donc de l’escalade des sentiments,
  • parler vrai / écouter vrai: avoir une vraie conversation ensemble et non comme une suite de monologue.

« tant que nous vivrons dans la conscience binaire divisante (je te quitte pour être avec moi, je me quitte pour être avec toi) nous ferons l’expérience de la séparation, de la division et donc l’expérience du manque. C’est en travaillant la conscience complémentaire, la conscience unifiée, que nous pourrons de plus en plus goûter l’unité à travers la diversité, joindre l’universalité à partir de l’individualité » Thomas d’Ansembourg

En résumé, communiquer c’est:

  • donner du sens (à ce que je fais et à ce que je veux),
  • écouter sans juger,
  • se rencontrer.
3 – Besoins: identifier nos besoins sans les projeter sur l’autre

La peur, la culpabilité et la honte comme outils pour obtenir ce que nous voulons ?

« il est vrai que souvent, faute de connaitre nos besoins et de les exprimer de façon négociable, nous utilisons la peur, la culpabilité ou la honte pour obtenir ce que nous voulons. » Thomas d’Ansembourg

Nos besoins préexistent à toutes situations et à toutes rencontres. Il n’est pas nécessaire d’attendre de quelqu’un (compagnon, amis, famille, collègues de travail) qu’ils couvrent individuellement la totalité du besoin. Cette attitude comporte deux bienfaits:

  • l’ouverture à l’extraordinaire potentiel d’amour du monde,
  • la liberté de laisser à l’autre me donner ce qu’il veut.

Comment rester soi-même tout en étant avec les autres ? Comment être avec les autres sans cesser d’être soi-même ?

« cette question est souvent réglée par la violence, soit la violence extériorisée – je force l’autre à faire ou à être ce que je veux – , soit la violence intériorisée – je me force à faire ou à être ce que l’autre veut, et cela, parce que je me laisse piéger par la pensée binaire » Thomas d’Ansembourg

  • quitter la pensée binaire,
  • ne pas suivre l’envie ou la pulsion du moment (qui ne sont ni le besoin ni le désir),
  • identifier et clarifier ses besoins pour définir des priorités. Deux expressions clés:
    • « pour le moment »: notion de temps qui donne de l’espace et qui priorise les besoins,
    • « et en même temps » à la place de « mais » (le « mais » annule et remplace, divise et oppose, alors que le « en même temps » permets d’ajouter).

(Note la fille aux ballons: A la fin du livre se trouve une liste de sentiment et de besoins que je vous mets à la fin de cet article. Cela pour nous permettre de retrouver le vocabulaire perdu).

Quels sont nos besoins véritables ?

  • physiologiques (manger, boire et dormir),
  • individuel ou personnel (identité, autonomie, évolution),
  • d’ordre social ou interpersonnel (partage, reconnaissance, don, accueil),
  • spirituel (sens, amour, confiance, bonté, joie),
  • célébration de la vie (gratitude, communion, deuil).
4 – Demande: formuler une demande

Une demande doit être:

  • concrète et compréhensible par tous,
  • réaliste et ancrée dans la réalité,
  • positive,
  • négociable (pour créer un espace de rencontre et de dialogue).

Chapitre 3: prendre conscience de ce que l’autre vit vraiment

1 – Communiquer, c’est exprimer et recevoir un message

Tout se dire, tout écouter: communiquer ne se résume pas à tout dire et à laisser l’autre tout dire. Il faut également être en capacité de tout entendre, de tout recevoir de l’autre sans rien faire, sans rien dire. Se demander quels sont ses sentiments et ses besoins sans jugement. Les deux aspects (émission et réception) sont importants pour que le message soit complet.

« communiquer c’est exprimer et écouter ». Thomas d’Ansembourg

  • Tyran, victime ou les deux: nous passons d’un extrême à l’autre régulièrement en fonction de la situation, des gens, etc. (tyran = tout dire, tout imposer sans rien écouter / victime = tout écouter sans participer, abandon),
  • Renoncer à la peur et basculer dans la confiance: la peur régit nos relations (peur de faire, de ne pas faire, peur de plaire, de ne pas plaire, etc.). Nous passons beaucoup de temps à avoir peur et surtout, nous utilisons beaucoup d’énergie pour les combattre !

« c’est un des enjeux de notre vie : être dans le connu qui nous pèse ou même nous torture, mais qui est rassurant […] ou basculer dans l’inconnu qui peut être infiniment plus réjouissant, infiniment plus riche mais qui implique un passage, un changement« . Thomas d’Ansembourg

(Note la fille aux ballons: l’auteur utilise ici un exemple assez parlant. Lors d’un troc d’objet, il y a plusieurs moyens de faire. Donner l’objet d’abord, ou demander l’argent d’abord ou faire les deux à la même seconde. Si on choisit la confiance pour ne pas rester dans la peur, nous allons choisir de donner l’objet d’abord. Et il y a donc ce moment où nous aurons les deux mains vides. Ce moment où on se met à nu sans certitude. L’auteur nous confirme que se tourner vers la confiance nécessite un passage à vide, un passage dans un premier temps plus bas afin de récolter ce que l’on sème).

2 – L’empathie: être présent à soi et aux autres

Les étapes de l’empathie:

  • Première étape: ne rien faire (par opposition à l’hyperactivité),
  • Deuxième étape: porter notre attention sur les sentiments et les besoins de l’autre (apporter notre présence),
  • Troisième étape: refléter les sentiments et les besoins de l’autre (accompagner dans l’exploration des sentiments),
  • Quatrième étape: constater un relâchement de la tension, une détente physique chez l’autre, manifestée par un soupir.

« Nos besoins ont plus besoin d’être reconnus que d’être satisfaits ». Thomas d’Ansembourg

Chapitre 4: La rencontre

1 – Le tête à tête

Lorsque nous fonctionnons simplement sur le mode mental: échanges d’informations et de formulations toutes faites.

2 – Le face à façade

Lorsque nous restons à la surface des choses sans voir ce qu’il se passe en-dessous.

3 – D’un puits à l’autre

Lorsque nous nous connectons les uns aux autres en allant nous découvrir à l’intérieur de notre puits. On se rend compte à ce moment-là que nous sommes tous identiques et que nous avons tous les mêmes besoins (que notre façade soit riche ou pauvre).

4 –  Tout doucement l’un vers l’autre

« nous dansons avec nous-même et avec l’autre pour trouver la rencontre ». Thomas d’Ansembourg

« si dompter se fait par la contrainte et le contrôle, apprivoiser se fait par la confiance et la liberté ». Thomas d’Ansembourg

5 – Entretenir la relation

En prendre soin.

6 – Lieux de paroles

Créer des groupes de paroles pour lever les non-dits dans une communauté.

Chapitre 5: la sécurité affective et le sens, deux clés pour la paix

1 – Nous avons appris à faire, pas à être

Nous avons surtout appris à faire à la convenance de quelqu’un (les parents, l’administration, etc.) en espérant être aimé en retour.

« nous nous sentons ainsi toujours plus ou moins responsables et surtout plus ou moins comptables du sentiment de l’autre. » Thomas d’Ansembourg

2 – Nous n’avons pas appris à être aimés comme nous sommes, mais à être aimés comme les autres voudraient que nous soyons

(Note la fille aux ballons: je crois que les titres s’auto-suffissent).

3 – La différence est vécue comme menaçante
4 – Le sentiment le plus courant: la peur !
5 – Cessons d’être gentil, soyons vrais !

« si nous portons un masque et que l’autre porte un masque, ce n’est pas une relation, c’est un bal masqué! » Thomas D’Ansembourg

6 – comment dire non ?
  • Systématisation du oui: trop gentille, on s’efface,
  • Systématisation du non: trop rebelle, on s’impose,
  • Apprendre à dire non, c’est apprendre à travailler quatre valeurs:
    • le respect des sentiments et des besoins de l’autre et de moi-même,
    • l’autonomie pour prendre le temps de vérifier ce que je veux,
    • la responsabilité d’être à l’écoute des différents enjeux,
    • la force de manifester mon désaccord et de proposer (ou pas) une alternative.
7 – j’ai peur des conflits

Derrière la peur des conflits, il y a le besoin de sécurité affective.

« si nous ne nous donnons pas à nous même une appréciation mesurée, juste, nous risquons bien de passer notre vie à quêter désespérément auprès des autres une appréciation démesurée ». Thomas D’Ansembourg

8 – comment vivre la colère ?

La colère est difficile à vivre. Il y a d’abord la peur du rejet (exactement comme la peur de dire non): vais-je encore être appréciée / aimée si j’ose montrer ma colère. Ensuite, on confond souvent le sentiment de la colère et les conséquences destructrices d’une colère qui explose. Ce n’est pas la colère qui est destructrice mais le fait de ne pas la gérer ou de la garder trop longtemps pour soi.

Enterrer une colère c’est enterrer une mine qui explose à un moment donné. Ce qui va entraîner soit une réponse cinglante et donc une escalade (l’agression), soit le refus de l’autre qui s’enferme dans le silence (la fuite). Le seul point positif de ce système de communication est la possibilité, enfin, de pouvoir dire la vérité.

« sommes-nous à ce point handicapés de l’expression qu’il nous faille l’énergie de la colère pour arriver à dire ce qui bouillonne en nous ? » Thomas d’Ansembourg

Prendre soin de sa colère:

  1. se taire: cela peut paraître contradictoire mais le but ici n’est pas de la refouler mais plutôt de la canaliser,
  2. l’accueillir pleinement: accepter ce sentiment,
  3. identifier les besoins insatisfaits: la comprendre,
  4. identifier les nouveaux sentiments: la comprendre sous toutes ses formes. Voir ce qu’elle cache et ce qu’elle génère,
  5. enfin, ouvrir la bouche et l’exprimer pleinement.

« je nous souhaite à tous de pouvoir dire et écouter la colère avec à la fois force et bienveillance, afin qu’un jour plus personne ne saute sur un champ de mines ». Thomas d’Ansembourg

Chapitre 6: nous renseigner mutuellement et partager nos valeurs

1 – Il faut. Tu dois. C’est comme cela. T’as pas le choix.

(Cf chapitre 1: le langage déresponsabilisant => l’une des quatre habitudes de fonctionnement mental qui sont cause de violence).

De la contrainte à la liberté: comment sortir de l’esclavage ? Comment sortir des « Il faut que, je dois, je n’ai pas le choix etc. » => clarifier les enjeux de chaque « il faut que » (en général besoin de sécurité matérielle vs avoir un travail plus satisfaisant). En réalité, la liberté fait plus peur que la contrainte. Si on regarde tous nos « il faut que, je dois faire, j’ai pas le choix » on peut faire un tri qui peut entraîner des changements importants

2 – brise-lames ou balise, berger ou barbelés ?

Respecter une règle implique qu’on la comprenne et qu’on l’explique clairement.

« ce n’est pas parce qu’une règle existe qu’elle a du sens ni surtout qu’elle « fait sens » pour tous de la même manière » Thomas d’Ansembourg

(Note la fille aux ballons: il y a, selon moi, un élément essentiel dans cette phrase: c’est de se rendre compte que nous ne sommes pas tous câblés pareil et que nous ne percevons pas tous les choses de la même manière. Et comprendre ça a été une première étape pour moi. La deuxième étape (toujours en cours d’assimilation) est d’avoir assez de patience et d’ouverture d’esprit pour se mettre à la place de l’autre, essayer de voir les choses avec ses yeux et trouver un chemin sur lequel on puisse tous les deux communiquer)

« nous sommes tous dangereux si notre vitalité n’a pas l’occasion de s’exprimer, si notre mal-être n’a pas l’occasion d’être partagé et compris. La violence, c’est l’explosion d’une nombre de vie empêchée. » Thomas d’Ansembourg

3 – sens et sensation

Nous avons besoin de sens comme de pain.

« être libre ne signifie pas pouvoir faire n’importe quoi, mais que c’est davantage pouvoir faire ce que l’on a choisi de faire » Thomas d’Ansembourg

Cela nous pose à réfléchir sur nos priorités et quel est le sens que l’on veut donner à notre vie dans un cadre déterminé qui ne bloque pas notre liberté.

« ce qui manque à l’homme c’est l’intensité  » Carl Jung

« nous avons besoin de sentir le sens de notre vie, sa direction et sa signification humaine, philosophique, spirituelle, et nous avons aussi besoin de nous sentir bien incarné dans une chair vivante et palpitante qui peut goûter pleinement le plaisir d’être au monde. Si nous ne prenons pas soin de ces besoins de façon constructive nous risquons de tenter de les combler de façon destructrice » Thomas d’Ansembourg

Chapitre 7: méthode

  1. Trois minutes, trois fois par jour (l’entrainement avec régularité comme tous les sports ou l’apprentissage d’une nouvelle langue par exemple): trois minutes d’écoute de soi-même, de pleine conscience sans jugement,
  2. une hygiène de conscience (gratitude): porter en soi et exprimer de la gratitude pour tous les besoin comblés,
  3. la conscience conviviale: développer une conscience commune.

« lorsque nous nous nourrissons de l’énergie portée par tout ce qui va bien, nous trouvons la force d’affronter tout ce qui va mal » Thomas d’Ansembourg

Épilogue: jardiner la paix

La violence n’est pas notre nature mais sert à exprimer des besoins non satisfaits que nous n’apprenons pas à écouter. Chaque être doit reconnaître sa responsabilité dans les relations, l’assumer et contribuer en y travaillant de manière régulière.

« commençons par cultiver la paix à l’intérieur de nous-même. Elle se propagera ensuite par rayonnement: la paix, c’est contagieux ! » Thomas d’Ansembourg

Liste des besoins

  • Cessez d'être gentil soyez vrai by La Fille aux Ballons

Liste des sentiments

  • Cessez d'être gentil soyez vrai by La Fille aux Ballons
  • Cessez d'être gentil soyez vrai by La Fille aux Ballons
  • Cessez d'être gentil soyez vrai by La Fille aux Ballons
  • Cessez d'être gentil soyez vrai by La Fille aux Ballons
  • Cessez d'être gentil soyez vrai by La Fille aux Ballons

« ne confondons pas ce qui est naturel et ce qui est habituel » Gandhi

Nous arrivons à la fin de cette fiche de lecture. Juste un petit mot de conclusion pour vous dire que ce livre est vraiment enrichissant et que je me suis retrouvée dans beaucoup d’exemples (c’est dire s’il y a du travail). Je trouve ces sujets passionnants et j’ai déjà pu expérimenté des échanges « vrais » avec quelqu’un qui a aussi lu ce livre (c’était plus facile pour communiquer et essayer de se comprendre). En testant cette nouvelle forme de communication, je trouve que nous avons pu nous dire les choses de manière sereine, sans jugement et en laissant la place à chacun de s’exprimer. A refaire donc ! Si jamais vous avez la flemme de lire le livre mais que vous êtes intéressés quand même. Vous trouverez sur internet la conférence qui a précédé son écriture. On y retrouve les mêmes choses … en vidéo !

J’espère que cette fiche de lecture vous aura donné envie de lire le livre ou vous aura, à minima, donner de quoi réfléchir.

Vous l’aviez lu ? Vous en avez pensé quoi ?

2 thoughts to “« Cessez d’être gentil, soyez vrai ! » de Thomas d’Ansembourg

  • pap

    Belle synthèse !!!J
    e suis heureux de te voir aborder ces domaines !!! bisousssss

    Répondre
    • Marlysae

      Plein de choses à découvrir en effet

      Répondre

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