J’ai réussi mon pari et je suis pas peu fière de moi. Mais alors … qu’ai-je donc fait à votre avis ?! Est-ce que j’ai enfin perdu dix kilos ? Et malheureusement non … Est-ce que je me suis mise au sport ? Ou au tricot ? Non plus. Est-ce que j’ai sauvé l’humanité ? Heu … non. Est-ce que j’ai sauvé la planète et la biodiversité ? j’y ai contribué oui !

Je stoppe ici le suspens, je sens bien que vous n’arrivez pas à gérer cette tension ! J’ai donc réussi mon pari d’une année sans avion. Je dirai même que j’ai fait mieux en restant pendant 462 jours soit 1 an, 3 mois et 6 jours les pieds sur terre. Le record s’élèvera même à 637 jours soit 1 an, 8 mois et 28 jours puisque j’ai la date de mon prochain trajet en avion. Mais, j’y reviendrai.

Le constat

Quand je suis rentrée de voyage, j’ai publié mes statistiques. 38 avions en 12 mois. 38 ?! C’est fou (incrédulité – je ne m’en étais pas rendue compte). 38 ?! C’est fou (fierté – ouais, je sais et en plus j’ai fait ça toute seule comme une grande). 38 ?! C’est fou (regret – c’est quand même beaucoup trop). 38?! C’est fou (tristesse – et la planète alors ?). Quand je vous dis que je ne me positionne pas en érudit écolo et donneuse de leçon … je ne peux tout simplement pas parce que ce serait un peu du foutage de gueule. Me voilà donc, avec un bilan carbone tout pourri pour moi et pour les futures générations.

Pari réussi by La Fille aux Ballons
Photo by Gary Lopater

La prise de décision

Comme la plupart d’entre nous, j’étais dans le fameux blues du backpacker et je voulais repartir. Avoir un projet voyage à tout pris. J’ai regardé les destinations lointaines. Celles dont tout le monde me parlait parce que j’étais passée à proximité mais je ne m’y étais pas arrêtée (il faut faire des choix). La Colombie. Le Costa-Rica. La Polynésie. Hawaï. Tout ça, tout ça. J’avais soif d’aventures … et, en même temps, je n’avais pas envie. D’aller loin. De quitter ma famille. Je n’avais pas envie de reprendre quinze avions. Et puis, ma conscience écolo est venue taper à ma porte. Bonjour, m’a-t-elle gentiment. Puis, je me suis fait grave engueulée ! Sur le carbone, les low cost, etc. En bref, j’ai encore pris cette décision sur un coup de tête: j’arrête l’avion !

Je peux le faire !

Photo by 🇨🇭 Claudio Schwarz | @purzlbaum

Le faux départ

Je comptais démarrer cette année-là à partir du 1er août 2018. Cette date fatidique où j’ai repris le travail, ma vie parisienne, ma vie normale. Oui, mais voilà ! Lorsque je suis rentrée, ma direction a été fière de m’annoncer que nous partions en séminaire au Portugal. A côté de Faro. Bon, ben je vais prendre l’avion alors hein !

Photo by Christian Stahl

Pari réussi

Donc finalement, j’ai commencé mon pari le 7 septembre 2018, nous sommes le 13 décembre 2019 et je ne vais pas reprendre l’avion avant le 5 juin 2020 soit 637 jours. Et franchement, de mon côté, je l’ai carrément bien vécu ! J’ai regardé des destinations européennes. J’ai essayé d’être créative, de faire dans l’originalité, de regarder un peu plus les destinations françaises. Et au final, je ne me suis pas morfondue dans mon petit chez moi. Entre Amsterdam, Brighton, Londres, l’Allemagne ou encore Toulouse, Redon et j’en passe. Si tout va bien, je finis l’année en beauté quelque part en Europe.

Au final, le plus dur était … les critiques des autres. Et oui … ils ne peuvent pas s’en empêcher hein? D’analyser. De juger. De critiquer. Quelques morceaux choisis en vrac: « c’est ridicule » / « arrête de respirer ça ira plus vite » / « tu crois vraiment que ça sert à quelque chose » / « de toute façon tu arrêteras de polluer quand tu seras morte ». Ceci n’appelle pas de commentaires. Ne nous fatiguons pas avec tout ça.

Et après ?

Finalement, j’ai bien aimé. Je me suis refait une autre liste de choses que j’avais envie de faire. J’ai déjà regardé les voyages différents. Peut-être quelques jours par ci par là en vélo. Peut-être des trajets en train. Des destinations dont on parle très peu et qui sont accessibles. J’ai donc envie de continuer. Sans pression. Je me suis dit que limiter à deux avions par an (un aller-retour), ce serait déjà bien. Et puis, il y a les avions que je veux prendre. Le 5 juin, je prends l’avion pour aller en Corse pour un mariage (avec un impératif la veille. Je n’ai pas le temps de prendre un train et un bateau). J’aurai aussi à priori un mariage au Canada en 2021 et une amie qui déménage en Martinique l’année prochaine… donc je vous laisse imaginer mes futures destinations. 🙂

Photo by Mitchell Orr

Compenser ses trajets en avion

Je ne suis pas forcément pour la compensation. Je trouve qu’elle déculpabilise les gens et que ce n’est pas forcément la solution. Non, mais ça va, j’ai donné 10 euros ils vont planter 10 arbres donc je peux prendre 25 fois l’avion. Alors, qu’est-ce que je fais ? Et bien, pour l’instant … je ne sais pas. Je fais appel à toutes vos bonnes idées et je vais creuser le sujet de mon côté. Une chose est sûre je ne vais pas prendre une compagnie low cost.

Des idées pour moi ? 

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